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Mme Olive Lembe Kabila, l’Unicef, l’Ong américaine V-Day ont donné le coup d’envoi de la campagne nationale de lutte contre les violences sexuelles, le 24 novembre dernier au collège Alfadjiri de Bukavu, au Sud-Kivu. Une forte délégation venue de Kinshasa, à la tête de laquelle se trouvait le président de l’Assemblée nationale, M Vital Kamerhe, a rehaussé de sa présence la manifestation relative au coup d’envoi de la campagne nationale de lutte contre les violences sexuelles. La manifestation a eu lieu le samedi 24 novembre dernier au collège Alfadjiri de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Le représentant spécial adjoint du secrétaire général et coordonnateur des agences du système des Nations unies, Ross Mountain, cinq ministres, des ambassadeurs accrédités en RDC, des sénateurs et députés ont effectué le déplacement de Bukavu.
La veille, un acte d’engagement a été scellé par les autorités locales pour marquer le début de cette campagne nationale de lutte contre les violences sexuelles échelonnée sur une période de deux ans. Les participants à cet atelier de l’Hôtel Mont Kahuzi, à Bukavu, se sont engagés à stopper les violences sexuelles et l’impunité. Le chef de Bureau des droits de l’homme de la Monuc a lu quelques extraits de cet acte d’engagement. L’ACTE D’ENGAGEMENT Les participants à cet atelier ont recommandé aux autorités militaires de mettre aux arrêts les auteurs de ces actes de violences. Avec l’appui de la Monuc, la police a promis la création d’un centre pour lutter contre les violences sexuelles. Les magistrats ont résolu d’appliquer toutes les dispositions légales, afin d’enrayer l’impunité notamment parmi les hommes en uniforme. Les parlementaires provinciaux ont promis de suivre l’applicabilité de leurs édits en sanctionnant, au besoin, le gouvernement provincial. Cependant, les femmes de Bukavu ont marché pour exiger les sanctions contre les auteurs de ces crimes que l’Unicef et le Fonds des Nations unies pour la femme considèrent qu’ils jouissent d’une impunité criante. La plupart des victimes des violences faites aux femmes sont soignées au centre de santé de Panzi, un quartier périphérique de Bukavu, grâce à l’Ong américaine V-Day. Dont la fondatrice, Mme Eve Ensler, a promis un soutien pour la réussite de cette campagne tout en exigeant des sanctions contre les auteurs des crimes sexuels. Ce centre héberge 378 femmes parmi lesquelles, 215 mariées, 99 célibataires, 39 veuves et 26 orphelines. Selon les statistiques, la plus jeune violée a l’âge de 12 mois et la plus âgée 75 ans. Mme Olive Lembe Kabila a promis aux victimes de rester à leur côté, invitant la justice à sanctionner les auteurs parmi lesquels les «Interahamwe». Pour sa part, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, s’en est pris violemment aux « Interahamwe » et à ceux qui se livrent à ces actes odieux. Quant à Ross Mountain, il a exigé la «tolérance zéro», étant donné que l’impunité nécessite la sanction par l’organisation des procès-phares. Il a salué l’engagement pris par les autorités provinciales du Sud-Kivu où l’on a enregistré 444 cas de viols dont 80% sont restés impunis. EYENGA SANA, ENVOYE SPECIAL A BUKAVU de ReliefWeb
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