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ACCUEIL arrow News Nationales arrow La chaise vide du président Kabila
La chaise vide du président Kabila Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
10-12-2007
kabilaDéjà absent à Addis Abeba où il aurait dû rencontrer les présidents du Rwanda et du Burundi et surtout la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, le président Kabila a, in extremis, annulé son voyage à Lisbonne, au grand dam de l’Union européenne qui n’avait pas ménagé ses efforts pour aider le Congo à organiser ses premières élections démocratiques
Quelles ont été les raisons qui ont conduit le président congolais à renoncer à ce rendez-vous eurafricain, où, en plus de ses pairs, il était prévu qu’il s’entretienne avec le président Sarkozy et avec Guy Verhofstadt? La situation au Nord-Kivu est une première raison: le chef de l’Etat, malgré les Européens qui lui conseillaient de privilégier une solution politique, s’est personnellement investi dans les opérations militaires contre le général rebelle Laurent Nkunda, avant d’entamer le désarmement forcé des miliciens hutus.

Dimanche, des combats meutriers se poursuivaient, tandis que la Mission des Nations unies au Congo redoute que des milliers de civils soient utilisés comme des boucliers humains.
Soucieux de rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, Kinshasa déplore toujours qu’une commande d’armes lourdes passée en Tchéquie en 2002, pour une valeur de 20 millions de dollars, soit toujours bloquée par les Européens, en vertu d’un embargo sur les armes, tandis que le Rwanda, soupçonné de soutenir Nkunda, n’est pas soumis au même embargo , pas plus que l’Ouganda…En outre, M. Kabila ne souhaitait pas rencontrer à Lisbonne son ancien rival Jean-Pierre Bemba, toujours en exil volontaire au Portugal et qui réclame des garanties de sécurité avant de rentrer au pays. Kinshasa a eu le sentiment que les Portugais, les Belges et de hauts responsables européens voulaient obtenir, pratiquement de force, une rencontre sinon une réconciliation entre les deux hommes…
Le président congolais, qui vient de passer avec la Chine d’importants contrats, n’avait peut-être pas envie non plus d’entendre les objurgations et les mises en garde des Européens…

 

© lesoir.be et Colette B. 

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